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JE VOUDRAIS CHANGER LA COULEUR DU TEMPS...

jeudi 15 octobre 2015

...changer les couleurs du monde... ». Ces paroles de Guy Béart, décédé récemment, nous pouvons les faire nôtres.

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En ces temps où l’on nous parle de changements climatiques, le temps d’une conférence internationale, en ces temps où l’on nous effraie avec des immigrés qui débarquent par dizaines de milliers à cause des guerres et du néo-colonialisme économique, n’oublions pas que, demain, c’est par millions que nous compterons les réfugiés climatiques si aucun changement décisif n’est mis en œuvre.

Quand nous disons vouloir construire un monde de paix toutes ces préoccupations s’y retrouvent

Oui, s’il est urgent de trouver des solutions humaines à l’accueil des réfugiés*, il n’est pas moins urgent de s’attaquer aux causes de ces migrations, au premier rang desquelles, la guerre. Les Syriens qui affluent fuient surtout les bombardements de leurs villes, à l’ouest de leur pays, par Bachar el-Assad, plus encore que l’ignoble barbarie de DAESH. C’est pourquoi les quelques bombardements de DAESH que notre Président vient de décider ne changeront pas grand chose à la donne.

Il faut s’attaquer sérieusement aux problèmes générés par les guerres d’Afghanistan, d’Irak, et de Libye, la poursuite de la colonisation israélienne, le bombardement des villes de son pays par el Assad, le refus de dénucléariser le Moyen-Orient,... le commerce des armes !

Ces questions ne peuvent être réglées que par l’intervention commune de tous les États sous l’égide des Nations-Unies.
Hélas, en ce 70e anniversaire de la charte de l’ONU il est patent que celle-ci n’est pas à la hauteur de ses responsabilités. Le Conseil de Sécurité, avec ses membres permanents, issus de la seconde guerre mondiale, dotés du droit de véto, est un facteur majeur de la paralysie de cette institution internationale. Il devient plus qu’urgent que les peuples interviennent pour la démocratisation et la refonte totale de cette institution, indispensable pour s’attaquer aux problèmes mondiaux que créent la domination de la finance internationale et la recherche du profit maximum immédiat.

Hervé CADIOU
l’Orange Bleue, n° 97

*À l’initiative de la Ligue des Droits de l’Homme un réseau s’est constitué dans la région brestoise ( voir pages centrales ), qui a pour vocation de veiller à ce que l’accueil des réfugiés se fasse dans le respect de la dignité humaine et de leurs droits en particulier à une vie décente (logement, santé, éducation,..).

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