Accueil > NUCLEAIRE MILITAIRE > COMPOSANTE NUCLEAIRE DU COMPLEXE MILITARO-INDUSTRIEL FRANCAIS - COLLOQUE DU (...)

COMPOSANTE NUCLEAIRE DU COMPLEXE MILITARO-INDUSTRIEL FRANCAIS - COLLOQUE DU 29 SEPT. DERNIER

mardi 9 octobre 2018

Le traité d’interdiction des armes nucléaires voté par une large majorité des pays de l’ONU (122 sur 193) en juillet 2017 témoigne d’une volonté largement partagée au plan international de voir le monde débarrassé d’une arme terrifiante, la seule capable de mettre un terme à toute vie humaine sur notre planète.

A contre courant de cette aspiration, notre pays, comme tous les autres dotés de l’arme nucléaire, a refusé de voter ce traité. Et pourtant, cette position officielle de la France paraît en décalage avec l’opinion dominante de nos concitoyens. En effet, bien qu’attachés pour nombre d’entre eux au maintien de notre force de dissuasion, ils sont cependant largement favorables au désarmement nucléaire [1].

Certes des résistances à l’abandon de notre force de dissuasion nucléaire subsistent. Gagner la bataille de l’opinion pour le désarmement nucléaire implique de les lever.

Ces résistances viennent d’abord de ceux que la dissuasion fait vivre.

L’intérêt partagé au maintien de cette force rassemble ceux qui la conçoivent, la construisent et l’entretiennent, ceux qui la mettent en œuvre, ainsi que les populations des territoires où ils exercent ces activités.

D’où l’intérêt pour les militants du désarmement nucléaire de bien prendre la mesure du complexe militaro-industriel constitué autour de notre dissuasion [2] et de son impact territorial.

En dépit des limites de l’exercice liées en partie à la difficulté de réunir des données fiables, c’est là le but poursuivi par cette étude.

Les parties constitutives du complexe

Le complexe établi autour de la dissuasion nucléaire peut être décomposé en trois parties : une partie militaire, une partie industrielle et une partie universitaire.

  • I- La partie militaire

Depuis l’abandon en 1996 de sa composante terreste, la dissuasion nucléaire de la France repose sur sa force navale sous-marine (la FOST) et sa force aéroportée (la FAS).

a – La Force Océanique Stratégique (FOST) [3]

Disposant d’un arsenal de 240 ogives nucléaires (l’équivalent de 1600 bombes Hiroshima), [4] la FOST proprement dite se compose de

- 4 Sous marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) chacun équipé de 16 lance missiles M51. Trois SNLE sont disponibles en permanence, chacun avec deux équipages de 111 marins, soit 666 marins. Brest/île Longue en est le port d’attache ;

- 6 Sous marins nucléaires d’attaque (SNA) dont 5 toujours disponibles, chacun avec deux équipages de 68 marins, soit 680 marins. Toulon en est le port d’attache ;

- 4 centres de transmission : Rosnay : 165 marins + 35 civils

Sainte-Assise : 55 emplois
France Sud (Aude) : 90 emplois
Kerlouan (Finistère)

- 1 centre d’interprétation et de reconnaissance acoustique (CIRA) à Toulon

Si l’on ajoute l’état-major (Brest) et les effectifs à terre de la base opérationnelle de l’île Longue, la FOST représente environ 3 900 emplois (militaires et civils) [5]

En complément et soutien de la FOST, et donc directement concernés par la dissuasion nucléaire il faut aussi prendre en compte :

  • Le bateau Monge rattaché au groupe naval d’essais et de mesure, groupe qui dépend directement du chef d’état-major de la Marine. Son équipage est composé de 126 marins et 100 scientifiques.
  • Les BRS (bâtiments remorqueurs de sonars) Antarès, Altaïr et Aldébaran qui participent à la surveillance des fonds sous-marins du chenal d’accès à l’île Longue. Chacun avec un équipage de 22 marins, soit au total 66 marins

b – Les Forces Aériennes Stratégiques (FAS)

Disposant d’un arsenal de 54 ogives nucléaires ( l’équivalent de 1080 bombes Hiroshima) [6], la FAS se compose de :

  • deux escadrons de chasse armés de missiles ASMPA :
    - L’Escadron de chasse « Gascogne » composé de 20 Rafale F3 basé à Saint-Dizier
    - L’Escadron de chasse « La Fayette » composé de 20 Mirage 2000NK3 basé à Istres
  • un groupe de ravitaillement en vol « Bretagne » composé de 14 Boeing C135 basé à Istres,
  • un escadron de soutien technique basé à Istres
  • un Centre d’opération de la FAS (COFAS) à Taverny : 200 militaires environ
  • un Centre de commandement à Villacoublay
  • un centre de conduite de la FAS à Lyon Mont Verdun

Ce qui représente un effectif total de 1 370 emplois [7]

c- synthèse

Au total la mise en œuvre de la dissuasion nucléaire par les forces océaniques et aériennes stratégiques mobilise un effectif permanent d’environ 6 000 emplois [8]

  1. II- La partie industrielle

Elle a pour mission la conception, la fabrication, l’entretien et le démantèlement des têtes nucléaires, des missiles et de leurs porteurs.

a- les têtes nucléaires

La Direction des Applications Militaires (DAM) du CEA est le maître d’oeuvre pour la fabrication des têtes nucléaires des missiles de la force océanique stratégique (FOST) – les TNO- et des missiles des forces aériennes stratégiques (FAS) – les TNA.

La DAM représente aujourd’hui 4 600 emplois répartis sur 5 sites principaux : Arpajon 2 000, Cesta 900, Le Ripault 600, Valduc 970, Gramat 250.

Selon une étude du Ministère de la Défense [9] l’activité de la DAM génère plus de 10 000 emplois chez des entreprises partenaires ou sous traitantes. Deux d’entre elles occupant une position particulièrement stratégique : Bull du groupe ATOS (super calculateurs) 600 emplois en région parisienne et SODERN (filiale à 90% d’ArianeGroup et 10% du CEA, spécialisée dans l’optique et le neutronique) 365 emplois également en région parisienne.

b- Les missiles

La dissuasion nucléaire repose sur deux types de missiles armés de têtes nucléaires, le M51 pour la force océanique et l’ASMPA pour la force aérienne [10]

Le M 51

Le maître d’oeuvre du programme M51 est ArianeGroup, co-entreprise entre Airbus et Safran.

Hormis le siège d’Issy-Les-Moulineaux, ce programme mobilise six de ses sites de production :

Les Mureaux (1 940) ; Saint-Medard Issac (1 100) ; Vern-Le-Petit (180) Saint-Medard centre (680) ; Le Haillan (1 370) ; Île Longue (250) ;

Plusieurs partenaires industriels sont associés à ce programme (140 fournisseurs directs et 40 maîtres d’oeuvre de sous systèmes [11]). Parmi les plus importants stratégiquement : la CNIM (fournisseur unique du système lance missile intégré aux SNLE), Souriau (connectique), Sodern, Safran, Thalès, Naval Group (qui assure à Guenvenez l’assemblage final -tête et vecteur- du missile). Sous-traitance incluse, le programme M51 générerait 7 000 emplois [12].

L’ASMPA (missile air-sol moyenne portée avancé)

Le maître d’oeuvre en est MBDA filiale de Airbus (37,5%) Bae System (37,5%) et Leonardo (25%). Il produit les composants du missile et en assure l’intégration dans son centre de Bourges subdray (1 600 emplois).

Parmi les sous-traitants majeurs : Roxel (filiale SAFRAN et MBDA) fournisseur du système de propulsion, présent sur les deux sites de Bourges (200 emplois) et Saint-Medard en Jalles (230 emplois).

Les essais en vol des missiles stratégiques M51 et ASMPA constituent une étape importante du processus de validation avant leur entrée en service actif. Ils sont réalisés au centre d’essais de la DGA à Biscarosse qui compte 840 emplois.

c- Les porteurs

Les missiles nucléaires arment deux porteurs, dont l’un seulement -le sous marin- fait l’objet d’une production spécifique.

Les SNLE

Le principal maître d’oeuvre du programme des SNLE est Naval Group (ex DCNS). La mise en œuvre de ce programme constitue l’essentiel de l’activité de deux de ses sites :

  • Cherbourg (2 950 emplois, sous traitants compris) pour la construction et le démantèlement des SNLE et aussi des SNA
  • Brest pour la modernisation et le maintien en condition opérationnelle (MCO) des SNLE (1 700 emplois, sous traitants compris)

L’établissement d’Indret (1 115 emplois) spécialiste de la propulsion est lui aussi partiellement concerné.

Pour le montage de la chaufferie nucléaire des SNLE et SNA et la fabrication du combustible dédié le programme fait appel à un second maître d’oeuvre : TechnicAtome (ex Areva T.A, anciennement déjà Technicatome).

Trois de ses sites industriels sont plus directement concernés : Saclay (120 emplois), Aix en Provence (500) et Cadarache (700).

Des équipes restreintes (110 emplois au total) sont en outre détachées sur les trois sites de Cherbourg, Brest et Indret.

Au titre des partenaires et sous traitants, deux établissements du Creusot : Creusot Loire Industrie fabricant des aciers des sous marins et Thermodyn (530 emplois) fabricant des turbines à vapeur des SNA.

Les Mirages 2000 et Rafales

Porteurs des missiles ASMPA des Forces Aériennes Stratégiques, ces avions de chasse de l’avionneur Dassault ne font pas, à la différence des SNLE, l’objet d’une production spécifique. Seule la mise en place par Thalès au sein de ces avions (comme aussi dans les SNLE) de systèmes stratégiques de communication peut être considérée relever de la dissuasion nucléaire.

d- synthèse

Le tableau ci-après rassemble les principaux opérateurs industriels impliqués dans la conception, la construction, l’entretien et le démantèlement de notre force de dissuasion nucléaire.

En terme d’emplois directs ou quasi directs, la partie industrielle du complexe militaro-nucléaire représente un effectif d’environ 22 000 salariés

Partie industrielle du complexe militaro nucléaire

BMP - 1.3 Mo
  • III- La partie universitaire

La recherche en matière de dissuasion nucléaire est d’abord le fait des grands organismes et industries du domaine. De la DAM/CEA d’abord qui est responsable du programme de simulation nucléaire (laser megajoule) et mène en partenariat avec le Royaume Uni le programme Epure. Cependant il faut tenir compte également de plusieurs départements d’universités et de grandes écoles engagés dans des partenariats d’étude et de recherche avec les principaux acteurs industriels du complexe.

La DAM [13] notamment participe à 5 Unités Mixtes de Recherche (UMR) à Paris, Bordeaux (2), Tours et Besançon. Elle intervient en outre dans 3 Fédérations de recherche, 6 Groupements de Recherche (GDR), 2 groupements d’intérêts scientifique (GIS) et 17 laboratoires de recherche correspondants (LRC)

Sans prétendre à l’exhaustivité citons également MBDA qui entretient un partenariat avec INP-Phelma, école d’ingénieurs physique, électronique et matériaux de Grenoble et avec l’ISAE-Supaéro de Toulouse, et aussi ArianeGroup partenaire de l’IDEST, institut du droit de l’espace de Paris Sud et de l’ENSTA Bretagne de Brest.

Ces structures universitaires de recherche financées en partie ou totalité sur fonds publics ou privés de la dissuasion font, de ce fait, partie intégrante du complexe militaro nucléaire.

IV- Conclusion

Abstraction faite des emplois d’étude et de recherche dans les écoles et les universités qu’il est difficile de chiffrer, les activités liées à la dissuasion nucléaire de notre pays génèrent environ 30 000 emplois directs ou quasi directs [14].

Combien de ces emplois disparaitraient s’il était décidé l’abandon de la dissuasion nucléaire ? Sans doute nettement plus d’emplois industriels que militaires. Mais combien au total ? Il est difficile de le dire.

L’impact territorial du complexe

  • I- Au plan métropolitain

Sur la carte ci-dessous sont représentées les principales implantations spatiales du complexe militaro-nucléaire. Il s’agit là sans doute de territoires où la résistance à l’idée de désarmement nucléaire est une attitude partagée par une part significative de la population.

GIF - 59.2 ko

Complexe militaro nucléaire : implantation spatiale

Région Parisienne :
DAM Arpajon (2 000 emplois)
SODERN (365)
Bull (600)
Naval Group, Paris (930)
COFAS, Taverny (200)
ArianeGroup, Les Mureaux (1940)
MBDA, Le Plessis Robinson (2800)
TechnicAtome, Saclay (120)
Gironde :
Cesta , Le Barp (900 emplois)
ArianeGroup : Le Haillan (1369) ,
Issac Saint-Medard en Jalles (1100),
Saint-Medard en Jalles ( 677)
Roxel, Saint-Medard en Jalles (230)

  • II- Le nucléaire militaire en rade de Brest

Il est présent à la fois au nord de la rade -au port militaire de Brest- et au sud de la rade – en presqu’île de Crozon, à la base opérationnelle de l’île longue et ses dépendances- ces deux pôles de l’activité militaire étant distants d’environ 10 Kms à vol d’oiseau.

JPEG - 45.8 ko
  • a- La base opérationnelle de l’île longue

La base opérationnelle dite « de l’île longue » se compose d’une presqu’île de 120 hectares environ qui, depuis 1970, sert de port d’attache aux SNLE de la FOST et, depuis 2007, du site pyrotechnique de Guenvenez, situé à 4 kms, où sont entreposés les missiles M51.

L’activité industrielle de la base consiste en :

  • l’assemblage des armes nucléaires

L’assemblage des trois étages de propulsion des missiles est réalisé sur le site de Guenvenez par une équipe d’ArianeGroup de 250 personnes.

L’assemblage des têtes nucléaires (par une équipe permanente de 30 ingénieurs et de techniciens de la DAM) et le raccordement de la tête au missile (par 180 pyrotechniciens de Navalgroup) se font à l’île longue (zone rouge sur la figure).

  • La maintenance des SNLE et des missiles

Elle consiste en entretien IPER de 40 jours des SNLE après patrouille, en dépose des missiles et combustible des réacteurs avant grand carénage et en contrôle périodique missiles. Ces activités sont réalisées à l’île longue dans les bassins pour l’entretien (zone jaune) et dans la zone pyrotechnie et nucléaire pour le contrôle et le stockage des têtes et du combustible nucléaires. Navalgroup a la maîtrise d’oeuvre de cette maintenance. Il y emploie environ 350 intervenants (280 NavalGroup plus 70 sous-traitants) auxquels s’ajoutent des personnels du service de soutien de la flotte (SSF) du personnel détaché de TechnicAtome (14 salariés) et l’équipage du sous marin [15]

L’île longue, base des sous-marins nucléaires lance-engins

La sécurité de ce site hautement stratégique est assurée par une compagnie de 115 gendarmes maritimes et une compagnie de 260 fusiliers marins. 34 vigiles d’un sous-traitant de Navalgroup assurent le contrôle des entrées.

JPEG - 42.6 ko

Au total, entre équipages des sous marins et personnels des services de soutien à terre, salariés des industries présentes sur le site et de divers autres prestataires de service, se sont environ 2500 personnes (1000 militaires et 1500 civils) qui travaillent quotidiennement sur la base de l’île longue [16]

  • b- Le port militaire de Brest

L’implication du port militaire dans la dissuasion nucléaire revêt trois aspects.

  • Il est depuis 2000 le siège de l’état-major de la FOST, installé dans un des sous terrains du château.
  • Il est le port d’attache de quatre bâtiments de soutien à la FOST : le Batiment d’Essais et de Mesures (BEM) Monge et les trois batiments remorqueurs et de sonars (BRS) Aldébaran, Altaïr, Antares.
  • Il assure au bassin 8 de Laninon les entretiens techniques majeurs des SNLE et, occasionnellement, des SNA. Activité principale de Navalgroup au port, les entretiens majeurs (tous les 7 ans) et les refontes (à mi vie) des sous marins peuvent mobiliser sur le site de 600 à 1000 salariés (Navalgroup plus sous-traitants) pendant plusieurs mois à chaque fois.

Soit, bon an mal an, un effectif d’au moins 1000 personnes concernées par la dissuasion nucléaire

CONCLUSION

La dissuasion nucléaire, finalement combien d’emplois ? Trente mille ? Peut être le double en comptant les oublis et surtout les emplois indirects et induits non pris en compte dans cette étude ?

Au plan national cela peut paraître peu. Mais ramené à l’échelle des territoires où ses centres d’activité sont implantés, cela n’est jamais négligeable. A ce niveau l’impact économique de ces centres est souvent tel [17], leur fermeture si lourde de conséquences pour tant de familles, que la dissuasion nucléaire y trouve là une opinion largement favorable à son maintien.

Elle y trouve là aussi, en la personne des élus de ces territoires soucieux de ménager leur électorat, des soutiens politiques assurés, dont le poids dans les instances parlementaires est à la mesure de la dispersion territoriale du complexe militaro nucléaire.

Prendre la mesure des résistances au désarmement de ceux qui légitimement redoutent les effets sur leur quotidien des fermetures de sites qu’une telle décision pourrait provoquer est nécessaire. Pour les lever encore faut-il être en capacité de leur proposer une alternative acceptable.

Engager la réflexion sur la reconversion des sites aujourd’hui dédiés aux activités militaro nucléaires, ouvrir le débat sur les opportunités nouvelles d’aménagement et de développement des territoires qu’offre l’abandon de ces activités, tel est le travail auquel doivent s’employer les militants de la paix pour gagner la bataille du désarmement nucléaire.

GLOSSAIRE

ASMPA (missile) Air-sol moyenne portée avancée

CEA Commissariat à l’énergie atomique

DAM Direction des applications militaires (du CEA)

DGA Direction générale de l’armement

FANu Force aéronavale nucléaire

FAS Forces aériennes stratégiques

FOST Force océanique stratégique

IPER Indisponiblités périodiques pour entretien et réparation

MCO Maintien en condition opérationnelle

PAN Porte avions (à propulsion) nucléaire

SNA Sous marin d’attaque (à propulsion nucléaire)

SNLE Sous marin lance engins (à propulsion et arme nucléaire)

SSF Service de soutien de la flotte

TNA Tête nucléaire aéroportée

TNO Tête nucléaire océanique

TNT Trinitrotoluène. L’énergie dégagée par l’explosion d’une tonne de TNT sert d’unité de puissance explosive. La puissance des bombes nucléaires se mesure en kilo ou mega tonnes de TNT.

Notes

[11. Selon un sondage IFOP de juin 2018, 76% des français seraient favorables au désarmement nucléaire et, en même temps, 44% approuveraient le renouvellement et la modernisation de nos armes nucléaires.

[22. Renommé dans le texte pour simplifier « complexe militaro nucléaire »

[33. Defense.gouv.fr/la-force-oceanique-strategique

[44. chaque ogive ayant une puissance TNT 6,7 fois supérieure à celle de la bombe d’Hiroshima

[55. Rapport d’information Senat n°4301

[66. Chacune d’une puissance TNT 20 fois supérieur à la bombe d’Hiroshima

[77. Rapport d’information Sénat n°4301

[88. Il existe en outre une force aéroportée nucléaire (la FANu) dont le Porte avions nucléaire (PAN) Charles-De-Gaulle sert de base mobile. Force non permanente, « ses moyens humains et matériels ne sont pas dédiés à la dissuasion nucléaire, ils sont prélevés sur le vivier organique « conventionnel » » (Cols Bleus 2015).

[99. Cf Recueil d’auditions sur la dissuasion nucléaire, commission de la Défense Nationale et des forces armées, Juin 2014, p207.

[1010. Le M51 pouvant porter jusqu’à 6 têtes nucléaires TNO, l’ASMPA, une seule tête TNA.

[1111. Recueil d’audition sur la dissuasion nucléaire, op cité, p137

[1313. Voir site CEA/DAM

[1414. Sous-traitants stratégiques

[1515. Cf Impact économique de la filière industrielle « composante océanique de la dissuasion » volet 2 -SNLE. Fondation pour la recherche stratégique janvier 2017

[1616. Cf Dossier Presse « Exercice national de sécurité nucléaire- Base de l’ïle longue et environs. 12-13 décembre 2017.

[1717. Les emplois de la base de l’île longue représentent 35% de l’emploi total en presqu’île de Crozon ; CEA Valduc est l’un des plus gros employeurs de la Côte d’Or.

Répondre à cet article