A PROPOS DU FILM "NOUS SOMMES DES CHAMPS DE BATAILLE"
Suite à sa projection en mars dernier, à Brest, nous ne saurions que trop conseiller de le voir, le revoir...
et vous proposons ci-dessous un aperçu des thèmes abordés

« « Nous sommes des champs de bataille » (1)
Le 27 mars 2026 le cinéma Les Studios a projeté ce film qui nous fait entrer dans la machine sécuritaire étatique.
Le terme de « maintien de l’ordre » employé pour les forces policières dans les territoires français ou militaires envoyées antérieurement en colonies, est à remplacer par « gestion démocratique des foules »(2), nettement plus présentable. A condition de savoir qui a raison : la foule ou le dirigeant ? Qui défini « l’ordre » ? C’est effectivement la foule qui désigne normalement les « guides » de la nation, mais le pouvoir et les moyens dont disposent les décideurs peuvent aller à l’encontre de populations, alors réprimées.
Le mariage militaro-sécuritaire montré par le réalisateur en s’introduisant dans le salon Milipol (3) témoigne du fait que la validation à l’export des armes policières se fait par son emploi et démonstration sur la population en France. Fahima, Fatou et Diané ont vu respectivement sa sœur, son fils, son frère se faire tuer par la police. L’expérimentation sur notre champs de bataille intérieur est « positive » ? On peut le croire puisque la France se place en seconde place sur le marché des armes. Si au moins le capital amoncelé par cette vente était orientée vers la cause qui crée des populations à se faire réprimer : le manque de moyens pour vivre décemment.
Comme le dit Fahima, ce ne sont pas les armes qui remplissent le frigo, permettent de se soigner, respirer ..
Marc Pichavant, l’Orange Bleue, n° 147
(1) Film documentaire de Mathieu Rigouste – 2023
(2) Ancien préfet – dirigeant adjoint du GICAT Groupement des industriels de la Défense et de la Sécurité
(3) Salon mondial de la sécurité intérieur des états – Paris
