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SIMONE DE LA BOLLARDIÈRE, MILITANTE DE LA PAIX

lundi 21 décembre 2020

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Lectrice de longue date de l’Orange Bleue, Simone de la Bollardière est décédée le 6 décembre à Guidel, dans le Morbihan où elle vivait depuis 1962.

La plupart d’entre vous connaissent surtout son mari, Jacques Pâris de la Bollardière*, dont Simone a partagé les engagements.

En rappel, Jacques de la Bollardière est le seul général de l’armée française à avoir condamné l’usage de la torture. Ce refus l’avait conduit à démissionner de l’armée en 1961. Dès 1957 il avait été condamné à 60 jours de forteresse pour sa lettre de soutien à Jean-Jacques Servan-Schreiber qui dénonçait, dans l’Express, les exactions de l’armée française en Algérie.

Simone sera l’une des fondatrices de l’association 4ACG (Anciens Appelés en Algérie et leurs Ami(e)s contre la Guerre).

Elle participera aux manifestations du Larzac, à partir de 1973, contre l’accaparement des terres par l’Armée. Opposée aux essais nucléaires dans le Sahara, nous la verrons aussi parmi les manifestants contre la centrale nucléaire de Plogoff .

Avec Jean-Marie Muller responsable du MAN , elle s’engagera dans le mouvement pour la non-violence.

En 2003 elle sera parmi les opposants à la guerre en Irak. Elle écrivait :« Comment peut-on amener une démocratie avec la guerre ? Quand on voit toutes ces armes et ces tonnes de munitions qui vont tomber sur la tête de ces irakiens, hommes, femmes, enfants. Une fois qu’ils seront tous morts, on pourra leur apporter la démocratie ?... »

Bref Simone fut de toutes les actions pour un monde de Justice et de Paix. Elle aimait témoigner auprès des jeunes des lycées.

Il n’est donc pas étonnant qu’elle ait été parmi les premières lectrices de l’Orange Bleue. Nous en éprouvons de la fierté et saluons sa mémoire.

Merci, Simone d’avoir lutté à nos côtés.
Hervé CADIOU
L’Orange Bleue, n° 122

*Une place de Brest porte son nom. Elle se trouve entre le Lycée de l’Harteloire et la Maison du Peuple

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