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Don’t bank of the bomb

lundi 15 avril 2013

Chaque année, les neuf puissances nucléaires reconnues dépensent plus de 100 milliards de dollars en entretien et modernisation de leur arsenal nucléaire.

Vingt sociétés à capitalisation financière sont particulièrement impliquées dans la fabrication de la bombe.
Plus de 300 banques, compagnies d’assurances et fonds de pension financent leurs activités soit par des prêts (P), des prises de participation dans leur capital par achat d’actions (A) ou d’obligations (O), ou encore par émission d’actions (Ea) ou d’obligations (Eo) de ces sociétés. Parmi ceux qui financent, six groupes français dont BNP Paribas l’un des groupes financiers mondiaux les plus impliqués – qui, directement ou indirectement et sous des formes variées, participent au financement des activités nucléaires d’une dizaine de groupes industriels de l’armement (cf tableau ci-dessous).

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Puisque l’arme nucléaire est une menace qui peut en un instant réduire à néant l’humanité, puisque outrageusement elle confisque à son profit des ressources productives alors que la famine sévit encore dans plusieurs régions du monde et que des millions d’enfants meurent chaque année par manque d’eau potable ;

Puisque les gouvernants des puissances nucléaires ont oublié leur engagement à désarmer, qu’ils préfèrent continuer à dilapider des milliards de dollars dans l’entretien de leur arsenal de bombes terrifiantes ;

Pourquoi n’engagerions nous pas sans attendre, nous les citoyens, la campagne pour l’abolition de l’arme nucléaire en retirant notre argent des banques et autres institutions financières qui investissent dans la bombe ?

Aussi modestes soient-elles, mises toutes ensemble, nos contributions à cette action peuvent convaincre les banques à désinvestir et, partant, les groupes industriels de défense concernés à abandonner le secteur du nucléaire militaire.

Tel est le message que délivre en préface au rapport Don’t Bank the Bomb, Desmond Tutu qui parraine cette campagne de désinvestissement. Convaincu de l’efficacité d’une telle action, le prix Nobel de la Paix Sud Africain nous rappelle combien la campagne internationale d’opposition au financement du régime raciste de son pays avait été essentielle pour en finir avec le régime d’apartheid.

Puisque malgré la crise et les soi-disant nécessaires économies budgétaires, nos gouvernants se refusent toujours à tout désarmement nucléaire alors même que nous y serions majoritairement favorables (à plus de 60% selon un sondage IFOP/mouvement de la Paix), n’est ce pas à nous citoyens de pousser à ce désarmement ? Pas un centime pour la Bombe, boycottons les banques, compagnies d’assurances et fonds de placement qui la financent.

Roland de Penanros

Paru dans l’Orange Bleue, numéro 85, avril 2013

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