Accueil > SECURITE HUMAINE ET PAIX > NOTRE PLANETE NOTRE FUTUR

NOTRE PLANETE NOTRE FUTUR

samedi 9 novembre 2019

Notre planète va mal. Notre futur est inquiétant.

On ne parle pas seulement de ces excités d’Amérique que sont Trump et Bolsonaro. Le premier vient de trahir les Kurdes après les avoir utilisés contre Daesch, et l’autre a laissé la forêt amazonienne partir en fumée.
On ne parle pas seulement des budgets militaires qui, selon un rapport du SIPRI du 29 avril 2019, sont en augmentation dans le monde. En 2018 ils dépassent 1800 milliards de dollars : les cinq pays les plus dépensiers en 2018 étant les États-Unis, la Chine, l’Arabie saoudite, l’Inde et la France, qui totalisent 60% des dépenses militaires totales.

L’augmentation des dépenses dans le nucléaire militaire les pays dotés de cette arme sont une violation caractérisée du TNP (Traité de Non-Prolifération) que nous avons signé en 1992. Notre pays vient de porter à 37 milliards d’euros le budget de cette arme pour les années 2019-2023 soit un montant supérieur de 60% par rapport à la précédente LPM (Loi de Programmation Militaire).

En France, le budget du ministère des Armées était déjà de 34,2 milliards d’euros en 2018. C’est 24 fois plus que celui de la Santé (1,42 milliard d’euros).

Les ventes d’armes se portent à merveille. Notre pays en est le troisième exportateur. Et nos armes sont utilisées par l’Arabie Saoudite au Yémen, en Égypte contre les manifestants, et ailleurs encore.
Le monde n’a pas besoin de ces va-t-en guerre dont la fortune prospère sur l’activation des peurs, sur la création d’ennemis toujours plus menaçants, sur l’idée qu’il faut s’armer toujours plus pour se protéger. Par rapport à ce type d’arguments on pourrait prendre en exemple ce qui se passe aux USA. Les citoyens sont surarmés et pourtant c’est le pays "développé" où les tueries sont les plus nombreuses. Les armes sont faites pour tuer. Étonnant, non !

"La paix internationale et la stabilité ne peuvent se fonder sur un faux sentiment de sécurité, sur la peur d’une destruction mutuelle ou d’un anéantissement total, ou encore sur le seul maintien d’un équilibre des forces. La paix doit se construire sur la justice, le développement humain intégral, le respect des droits humains fondamentaux, la protection de la création, la participation de tous à la vie publique, la confiance entre les peuples, le soutien des institutions pacifiques, l’accès à l’éducation et la santé, le dialogue et la solidarité."

Le Pape François - Le Vatican, le 23 mars 2017

Il va falloir changer nos mentalités.

Dans notre devise, Liberté-Égalité-Fraternité, il faudra mettre en avant la Fraternité. Il nous faut cultiver les attitudes qui permettent de considérer l’autre, tous les autres, comme des frères et sœurs, et vivre des relations d’empathie, de bienveillance, de solidarité.

Mais il ne faut pas être naïfs. Le changement de cap ne sera obtenu que par la lutte. Les banquiers et actionnaires des multinationales ne lâcheront rien d’eux-mêmes. Il faut construire un rapport de force pour faire plier ceux qui nous mènent droit dans le mur. C’est particulièrement vrai dans le combat contre le réchauffement climatique.

Cependant cette lutte ne peut pas se mener n’importe comment. Il est nécessaire de la mener de manière non-violente. Et la non-violence c’est accepter le conflit et surtout le provoquer. Mais, comme le dit Manuel Cervera-Marzal : "La limite étant de ne pas porter atteinte à l’intégrité physique et psychologique de son adversaire". Donc de ne pas porter de coups ni d’insultes. Le dialogue démocratique et la paix sont à ce prix.

Fanch Hénaff
Edito l’Orange Bleue, n° 116

Répondre à cet article