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ONU, OTAN, QUELLES PERSPECTIVES POUR L’U.E. ?

vendredi 3 mai 2019

ONU, OTAN, . Quelles perspectives pour l’U.E. ?….

Il ya 70 ans se créait l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord. Aujourd’hui un grand nombre de pays qui la compose s’apprête à renouveler le Parlement Européen. Moment propice pour examiner les relations futures entre l’OTAN et l’Union Européenne afin de garantir une paix durable sur cette partie de la planète, en gardant à l’esprit le rôle essentiel de l’ONU.
Signé en 1949 au début de « La guerre froide » cette alliance quarante années après, au lendemain de la chute de l’URSS, n’avait plus de raison d’exister. Malgré cela, le delitement des pays de l’est lui en founissant l’occasion, l’organisation atlantique profitait des faiblesses existantes pour s’élargir par l’intégration de quelques pays d’Europe centrale (Pologne, Hongrie, Roumanie).

Quel intérêt peut revêtir aujourd’hui le maintien dans quelque bloc militaire que ce soit, lorsqu’il est évident comme nous le prouve quotidiennement la situation internationale que la seule menace qui pèse actuellement sur notre pays, sur l’Europe est celle du terrorisme ? Loin de toute coalition militaire, le combat à mener contre cette menace permanente, consiste à éradiquer ses causes profondes que sont la pauvreté, l’absence d’instruction, la corruption, tout ce qui peut maintenir un peuple dans l’ignorance. L’OTAN est ici impuissante.

La persistance des Etats-Unis à faire de cette organisation son « bras armé »risque d’entrainer,notre pays, l’Europe, dans une spirale d’agressions envers les différents ennemis de Trump. Actuellement un nombre important de bombes américaines sont positionnées sous couvert de l’OTAN dans divers pays de l’U.E.. Essentiellement tournées vers l’est, elles dépendent pour leur utilisation de la seule volonté des Etats-Unis. L’organisation atlantique, et le complexe militaro-industriel qui la soutien ont besoin de s’inventer un ennemi pour justifier les énormes budgets militaires des pays qui la composent (ils devraient dépasser 1000 milliards de dollars en 2019 ).
Une telle situation souffre des relations difficiles entre l’OTAN et l’ONU, la prédominance agressive des intérêts américains dans la première, portant préjudice aux interventions légales de la seconde . Thèse confirmée par l’intervention de Bush et Blair en Irak sans consultation de l’ONU .

En conclusion comme nous le montrons dans ce numéro les principales garanties d’une sécurité collectives en Europe sont : le retrait de l’OTAN, et agir pour faire de l’Europe la première zone de l’hémisphère nord exempte d’arme nucléaire.

Yvon Pichavant, Orange Bleue, numéro 114

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